Mardi 22 juin 2010
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20:41
Par Occhi
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Mardi 10 août 2010
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01:52
Ce matin, ma machine à laver a complètement débloqué, tant et tant qu'elle a rendu l'âme.
Ca tombe bien. Elle ne serait pas rentrée dans le camion.
Oui ! parce que je déménage ! ! !
Ca m'a pris un soir, de fermer mes bagages et de partir vers l'inconnu.
Enfin... des chouettes endroits où il est possible de gagner sa croûte sans avoir à passer entre deux rideaux de
pluie.
Et c'est au saut du lit, avant même le café, entre deux cartons d'emballages et huit sacs poubelle de linge sale, que ma "Vedette" a
vomi tout ce qui lui restait dans le ventre. Même les boulons....
Mais attends, machine ! je pars ! Tu peux pas me faire ça maintenant ! .Les déménageurs viennent tout emporter
demain. Alleeeez !
Rien à faire, il faut agir...
J'ai cherché ma ferraille dans toutes mes boîtes, derrière les plinthes et dans les poches qui n'étaient pas percées, et je suis partie à la laverie, deux rues plus loin.
Bien sûr, mes deux sacs poubelles ont crevé en plein milieu du trottoir, devant une synagogue, juste à l'heure où des fidèles en
sortaient. J'ai ramassé avec une nonchalance calculée mes baluchons de fripes, les ai fourrés sous chaque bras et ai titubé en direction de la laverie, ignorant les regards moqueurs des messieurs
en tire bouchon et kippa.
Par Occhi
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Mardi 24 août 2010
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16:56
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La mine bouffie, l'oeil hagard et le front boudeur, je songeais très fort à ce film dont j'ai oublié le titre et où le héros rencontre l'amour de sa vie dans un lavomatic.
Désopilant. Le film.
Moi aussi, quand je me suis précipitée à l'intérieur du petit local surchauffée, sentant l'humidité sale parfumée à l'adoucissant, et à
l'intérieur de laquelle deux pèlerins pliaient des tee shirts devant huit machines aussi antiques que la mienne, mais en état de marche, celles-ci.
C'est pas à moi que ça arriverait, de rencontrer l'homme de mes rêves dans une laverie automatique.
Ah oui?
Cent mille millions de clopinettes! Ca a bien failli...
A la troisième machine, j'ai inséré les pièces (obligée d'aller m'acheter chez l'épicier-hors-de-prix-du-coin, un paquet de Granola pour
faire de la monnaie).
Pas la peine de regarder le linge tourner dans le vide, marmonnai-je entre mes dents, j'ai encore plein de cartons à fermer.
Une demi heure et dix cartons plus tard, j'y retournai.
Ha non? Le sèche linge n'est pas gratuit, il faut encore des pièces? Chez toujours le même épicier-hors-de-prix-du-coin, j'ai acheté des ampoules
(j'en aurai surement besoin dans le nouvel appartement) .
Gast ! Je le vois, celui qui fait la pub, vous savez, pour le café.
Georges Clooney !
Non... enfin, son imitation. Il se tenait entre les deux sèches linges, affairé à sortir ses serviettes de toilettes et ses chemises.
Un rapide coup d'oeil. Des couleurs kaki, marron, gris, et jaune moutarde, indiquant que le clone vient d'une autre planète : celle des hommes seuls.
Il ne plie pas son linge, il le jette en vrac dans un sac de supermarché pour me laisser la place plus rapidement.
Le sourire.
Rhôôôôô ! Le sourire !
Va-t-il me dire : " What else? " J'en salive d'avance.
Et regrette de ne m'être même pas lavé les dents.
Par paloma
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